Quitter son travail, sa ville, son logement.
Où aller ? Avec qui ? Pour quoi faire ? Combien de temps ? Comment ?
Plus délicat à gérer pour l’extérieur que pour soi-même…
L’important, c’est de pouvoir rapidement se constituer un groupe affinitaire solide permettant le départ.
Le principe, c’est d’avoir l’intime conviction de pouvoir vivre avec ces individus et de savoir relâcher sa vigilance dans une confiance certaine. Sans rechercher un accord unilatéral, se rejoindre dans des idées communes (notamment politiques) et sur le terrain (actions, potentialité d’actions) est essentiel.
L’idée, c’est de trouver un lieu, de viser l’auto-suffisance alimentaire et énergétique, de pouvoir continuer à militer, de pouvoir rester ouvert sur l’extérieur, de créer des connexions entre différentes zones autogérées ou visant l’autonomie, de vouloir faire-ailleurs…
Puis vient le départ, reste à trouver l’abri.
Être hébergé(s) ? Acheter ? Squatter ? Louer ?
Savoir se débrouiller, apprendre, ré-apprendre, comprendre qu’un citadin ne sait plus utiliser ses mains. Ré-apprendre pour vivre et revivre qu’on a tout à apprendre. Trouver les bons contacts, tisser une toile, retrouver les militants locaux.
Savoir vivre avec les autres, dépasser ses individualismes, assumer sa personnalité, construire des liens durables et dépasser les pièges d’un quotidien naissant.
Tenir bon, croire au projet, croire aux autres, croire en soi-même, accepter l’attente, accepter l’inertie de la matière et la complexité du temps réapproprié.
Penser, philosopher, repenser, discuter, aborder chaque sujet.
Attendre… arrêter de discuter verbalement pour ne rien dire, communiquer naturellement… attendre… lire… apprendre… faire…
Savoir prendre le temps, savoir accepter le temps, ouvrir, élargir…
Puis vient l’abri, reste à accepter le nouveau départ.
Se supporter, en parler, y penser, s’en prémunir.
Planter, semer, labourer, couper, saigner, retourner, bidouiller, réparer, scier, scier, suer…
Pleurer, s’esclaffer, douter, militer, lutter, relier, rouler, changer, durer, respirer, aimer, et créer, créer, créer, crier…
Puis vivre…
Ailleurs.


« Puis vivre… »
ou « Et vivre… » !
… peut-être vaut-il mieux vivre pendant que après… on ne sait jamais !!
… je vais maintenant méditer cela : « arrêter de discuter verbalement pour ne rien dire »… merci pour ces mots !
Je suis là pour partager, enseigner, participer, écouter, sympathiser…..
Tes idées ont l’air très claire, moi aussi.